Les États-Unis victime de cyberattaques et la Russie pointée du doigt
Credit: finance.yahoo
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Les États-Unis victime de cyberattaques, on accuse la Russie. En effet, des pirates informatiques travaillant pour le compte du Kremlin semblent s’être infiltrés dans plusieurs agences gouvernementales de premier plan aux États-Unis. On décrit ces attaques comme une « vaste campagne de cyber espionnage ». En fait, « c’est une affaire qui affecte plusieurs agences américaines », a révélé une source proche du dossier.

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Les États-Unis victime de cyberattaques : la Russie nie toute responsabilité

Le département du Trésor et celui du Commerce font partie du lot des bureaux compromis, selon Reuters. Ces départements ont signalé la violation pour la première fois dimanche. Cependant, des responsables familiers avec la question ont exprimé leur inquiétude quant au fait que l’étendue du piratage était bien plus grande.

Lundi, le département de la sécurité intérieure aurait également été une cible. Le Washington Post a identifié le service de renseignement extérieur russe SVR comme le coupable probable. En effet, quand une entité agressive comme le SVR aperçoit une brèche vulnérable pouvant lui mener à d’autres systèmes américains, elle va certainement l’exploiter.

Les États-Unis victime de cyberattaques : ce n’est pas la première fois qu’on accuse les russes. La Russie a nié toute responsabilité, qualifiant le rapport de « non fondé » dans une déclaration publiée sur la page Facebook de son ambassade américaine.

Toutefois, la Maison Blanche a confirmé au New York Times plus tard dimanche qu’un gouvernement étranger avait pénétré les réseaux américains, y compris les systèmes de messagerie électronique. D’ailleurs, des responsables familiers du dossier ont déclaré au Washington Post que Vladimir Poutine semblait être derrière ces attaques.

Quelle est la portée de la brèche dans le temps?

La brèche, la plus importante depuis cinq ans, semble avoir été une « attaque de la chaîne d’approvisionnement » d’une société informatique, SolarWinds. Cette dernière est largement utilisée par tout le gouvernement américain. SolarWinds aurait tiré sur la sonnette d’alarme. Les responsables ont immédiatement convoqué samedi une réunion du Conseil de sécurité nationale en réponse.

Mais ces derniers ont peu abordé publiquement de la question. La NSA a publié un avis au début de la semaine dernière. D’ailleurs, ils l’ont fait avant même que la campagne d’espionnage ne soit signalée. La NSA a ainsi averti que « des cyber acteurs malveillants parrainés par l’État russe exploitent une vulnérabilité » dans le système gouvernemental.

La portée complète du piratage à court et à long terme n’est pas encore connue. Toutefois, la dernière violation de SVR en 2014 et 2015 fut une effraction dans des entreprises privées, des universités et les plus hautes sphères du gouvernement, y compris la Maison Blanche, le Pentagone et le Département d’État.

L’administration Obama s’était concentrée sur le « renforcement » de ses défenses, a déclaré Michael Daniel, responsable de la cybersécurité à l’époque. Par ailleurs, ils n’ont pas cherché à punir la Russie. L’administration a considéré l’opération comme une « collecte d’informations ».

L’aggravation du problème a été Donald Trump, qui s’est rangé du côté de Poutine en niant avoir ciblé les États-Unis.

Il a d’ailleurs résisté aux efforts de son gouvernement pour tenir la Russie responsable. Cette dernière attaque souligne la menace continue de la Russie dont Joe Biden héritera lorsqu’il prendra ses fonctions le mois prochain.

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