Vous êtes curieux au sujet de l’origine des nouveaux virus? En 1956, un à quatre millions de personnes ont succombé à la grippe asiatique. En 2002, 8 098 personnes ont contracté le SRAS (774 morts). Dix ans plus tard, le H7N9 est apparu (1 223 cas). Aujourd’hui, la COVID-19, douce mais plus contagieuse, a infecté plus de 700 000 personnes dans le monde, entraînant plus de 35 000 décès (en date du 30 mars 2020). Tous ces nouveaux virus sont originaires de Chine, mais pourquoi?

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Pourquoi les nouveaux virus viennent-ils souvent de Chine?
Credit : futura-sciences
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Pourquoi la Chine est-elle un réservoir de nouveaux virus?

On peut s’attendre à des épidémies quand une grande population concentrée a des contacts intimes avec beaucoup d’espèces d’animaux qui sont des réservoirs potentiels de nouveaux virus. Prenons l’exemple du sud de la Chine centrale qui est pointé par plusieurs comme un « réservoir réputé de nouveaux virus ». Il y a beaucoup d’élevage, en particulier la volaille et les porcs, avec un assainissement limité et une surveillance laxiste.

Les agriculteurs amènent souvent leur bétail sur des « marchés humides » où ils peuvent entrer en contact avec toutes sortes d’animaux exotiques. Les divers oiseaux, mammifères et reptiles hébergent des virus qui peuvent rapidement muter, voire potentiellement infecter les humains.

Les experts sont à peu près sûrs que c’est précisément ce qui s’est passé avec la COVID-19. C’est pourquoi, le 30 janvier 2020, la Chine a interdit temporairement le commerce d’animaux sauvages.

Y’a-t-il des raisons culturelles qui font de la Chine un réservoir de nouveaux virus?

Il existe également des raisons culturelles pour lesquelles la Chine accueille de grandes épidémies. « De nombreux Chinois, même des citadins, insistent sur le fait que la volaille fraîchement abattue est plus savoureuse et plus saine que la viande réfrigérée ou congelée », a écrit la journaliste Melinda Liu en 2017.

De plus, lorsqu’ils sont atteints d’une maladie, de nombreux Chinois recherchent d’abord la médecine traditionnelle chinoise, où les praticiens diagnostiquent régulièrement les symptômes, puis proposent l’acupuncture ou des remèdes à base de plantes ou d’animaux qui sont inefficaces comme traitements. Cela augmente donc considérablement les taux de mortalité lors d’une épidémie car ces personnes infectées retournent en public et infectent d’autres personnes.

La Chine est également connue pour la désinformation, la culture du secret et la censure, ce qui augmente les chances que de nouveaux virus se multiplient et se propagent. Début janvier, des responsables du gouvernement chinois ont déclaré au public que la propagation de la nouvelle infection avait effectivement été stoppée. Ce n’était pas vrai.

Dans le même temps, le régime autoritaire a intimidé des experts de la santé qui ont tenté de sonner l’alarme. Le jeune médecin Li Wenliang a tenté d’avertir les autres du nouveau coronavirus. Il a été « récompensé » par une réprimande menaçante de la police. Li a ensuite attrapé la COVID-19 et a succombé à la maladie en février.

Donc, sans action à l’échelle nationale, il est presque certain que 1,4 milliard de citoyens chinois seront à nouveau exposés à de nouvelles maladies infectieuses et dangereuses. La communauté internationale par le biais de l’Organisation des nations-unies et de l’Organisation mondiale de la santé doit également coordonner ses efforts pour mettre fin à la pandémie COVID-19. La maladie continue de faire des ravages un peu partout dans le monde.

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